noscapsaventures.com

Aller au contenu

Menu principal :

Récits > AFRIQUE > Namibie 2011

"Incursion en terre Himba"
19 novembre


ça démarre bien, dés nos premiers kilomètres, apparait devant nous juste après une bosse, une girafe puis 4 autres ! wahoou comme elles sont belles. C’est un très beau moment. Ça nous met de super bonne humeur et nous laisse présager une bonne journée …


Puis tout s’enchaine : des zèbres, des groupes de springboks, des autruches, puis des villages de plus en plus isolés.

    
Nous quittons Seisfontein pour Purros, un coin extrêmement reculé juste avant la Skeleton Coast. S’enchainent alors aussi un col caillouteux, une piste étroite difficilement praticable, des traversées de  lit de rivière ensablée, et des grandes plaines de

Le Koakoland

Les étapes :
au pays Himbas

  • Purros - au bout de la piste

  • Village Himbas - le paradis bushmen

  • Seisfontein -

  • Opuwo - ville himbas et hereros




Nombre de kilomètres parcourus :  km

sables rouges. Luc le chauffeur est à rude épreuve et doit passer en fonction 4x4 indispensable. Il nous aura fallu 2h30 pour un itinéraire estimé à 3h. Le camp se situe sur le passage des éléphants, les consignes de sécurité sont de rigueur. Une partie de notre campement est caché sous les racines des arbres, douche, wc, coin cuisine c’est vraiment charmant tout en restant rustique.

Nous y rencontrons notre guide pour le lendemain, au programme RDV 6h30 pour trouver les rhinocéros noirs puis rendre visite à un village himba l’après-midi. Vivement demain et dodo tôt.

Au fait, nous n’avons toujours pas trouvé de gaz. Comme on dit "les français n’ont pas de pétrole mais ils ont des idées". La notre, nous avons récolté les charbons de bois restant des BBQ des autres campeurs, et en un quart d’heure nous avons de l’eau brulante et notre viande est cuite ! (c’est moins long que de faire bruler les buches de bois jusqu’à obtention des braises).


"La chasse au Rhino ... c'est rosse !"
20 novembre


Alors, en fait, on paye un guide Himba (Ricco) mais on prend notre 4X4, on le nourrit, on lui fournit les jumelles, de l’eau…. Bref, ce n’est pas de tout repos. Et All in english please ! Il nous emmène dans une vallée où se trouve un groupe de rhino noirs. Nous trouvons leurs traces sur le sol, elles ressemblent à un petit bonhomme en pain d’épice des fêtes de Noël (vous voyez ?), nous repérons les « cacas » et les couches où ils dorment. Une fois les traces remontent la vallée, une autre fois elles les descendent … Ils sont bien là mais ou ? Et pendant ce temps là, Luc conduit patiemment. Au bout de + de 3h de chasse, il faut se rendre à l’évidence. .. Notre guide est complètement perdu. Il joue sa dernière carte, il connait un camp de "gardes forestiers" ils seront nous dire ou sont les rhino. OK on arrive mais on sent qu’on les dérange. Ils sont 2 mecs et une nana, habillés en treillis… heureusement pas de kalashnikov ! Bref, on se détend, on prend le café avec eux, et on bavarde un moment.

Quand Luc explique qu’il a un pb avec le 4x4, qu’il n’arrive pas à changer les fonctions 4x4 et 2x4 et qu’il montre au garde la boite à vitesse. "Are you sure it’s not a problem of driver" dit-il ? Et il éclate de rire et nous le suivons tous en cœur. Il nous montre comment faire. Vraiment
différent des explications du

Are you sure it's not a problem of driver ?

loueur. Nous voilà finalement rassurés.

Mais revenons à nos rhinos… un des gardes monte avec nous pour nous guider sur "the track". Nous reprenons espoir et malgré l’heure tardive 10h30 nous repartons. Les pistes sont des chemins de patrouilles, rien à voir avec les pistes prisent jusqu’à maintenant. Elles sont très étroites, parfois encombrées de branches d’arbres qui frottent la carrosserie, des grosses pierres, d’ornières profondes et puis de sable très mou. Mais ou nous embarque t-il ? Il en profite pour faire des relevés des autres animaux que nous voyons, oryx, koudous, springbok, zèbres et Girafes ! Encore 1h sans succès, il faut rebrousser chemin pour redéposer le garde au camp et accepter que nous n’avons pas de chance. Nous n’avons pas tout perdu ce stage intensif de conduite en mode 4x4 nous aura donné beaucoup d’assurance dans ce domaine. Ils ont déjeuné mais nous propose de goutter la viande qu’ils viennent de cuisiner … Une pure merveille ! Un gout fort mais succulent avec qq légères épices. Nous sortons de notre coté le riz que nous avions préparé la veille et nous déjeunons gaiement tous les 4 à la bonne franquette. Au fait, leur café avait un gout bizarre… Nous avons compris, un peu plus tôt en allant voir le point d’eau mis à la dispo des animaux, l’eau était salée, elle vient certainement d’un forage profond. Nous ne sommes pas si loin de la skeleton coast rappelons-le. Nous ramenons avec nous le garde jusqu’à Purros, ce qui nous laisse tout de même l’amère impression de faire le "taxi".

La journée se finit par la visite d’un village "touristique" himba. Ce sont de vrais Himbas mais qui s’exposent dans une sorte de mise en scène de leur vie traditionnelle … Ce n’est pas vraiment de notre gout mais il faut voir le bon coté des choses : au moins pas de gène pour faire des photos et pour les vrais villages, ils gardent leur intégrité. N’est-ce pas ça l’important  même si pour nous c’est plutôt frustrant.


"Bain de sources chaudes"
21 novembre


Nous refaisons la piste en sens contraire pour partir de Purros, et cette fois, c’est «les doigts dans le nez» que nous passons tous les obstacles qui nous semblent finalement bien peu de choses par rapport à la journée Rhino ! Nous prenons en stop un pauvre gars «Mathieus» qui attendait au bord de la route et faisait signe pour aller à Seisfontein. A savoir que nous n’avons pas vu une seule voiture sur les 110km qui nous y amènent et que nous avons traversé seulement 2 minuscules villages, enfin devrait-on dire un rassemblement que quelques cabanes en terre. Mais comment aurait-il fait ?

Nous avons bien fait 1h de trajet avec lui, il lui aurait fallu la journée à pied. Il sentait un peu la chèvre, il avait l’air vraiment d'un brave gars, gentil, très souriant, et ne parlant évidemment pas l’anglais. Un vrai Himba habillé à l’occidental. A l’arrivée, il nous a remercié mille fois et priera le ciel pour nous. Ce fut un plaisir, belle vie à toi gentil homme.

Nous nous installons 3h plus tard dans un petit coin de paradis, au bord d’une rivière avec piscine naturelle alimentée par une cascade et au dessus des baignoires privées bien chaudes ! Encore une fois, contrairement aux recommandations de notre loueur nous choisissons de descendre la piste accidentée au bord de la rivière pour établir notre campement. Faut dire que sinon les emplacements étaient tous en plein soleil. Il s’agira demain de pouvoir remonter cette piste technique …


"Au coeur des Himbas"
22 novembre

Et oui, nous avons réussi à remonter la piste au dessus de la rivière !

Etape à Opuwo, petite ville au cœur du pays Himbas. C’est agréable de retrouver un peu de civilisation : son supermarché OK, sa connexion internet, des détritus et ses bidonvilles. Et oui pas vraiment propret, complètement désordonné poussiéreux, l’influence allemande n’est pas arrivée jusqu’ici … et ça nous plait ! Les ethnies se mélangent : Himbas en tenue traditionnelle et parfumées, les femmes Héreros, des hommes avec des chapeaux pointus ou un bout de tissus autour de la taille. Nous sommes assaillis de petites vendeuses de bracelets et de colliers, ça devient vite la cohue, mais une gentille cohue, pas d’agressivité.

Nous tournons en rond pour essayer de trouver le magasin de vente du gaz, finalement Luc est accompagné (par un local) derrière des baraquements, il disparait bien trop longtemps au gout de Sandrine qui attend en plein soleil de midi de plus en plus inquiète. C’est idiot car ici il n’y a rien à craindre. Il nous manquera un fusible de 15 ampères, remplacé en attendant par un 25 pour que le frigo puisse se charger pendant que l’on roule. Reste 180 km pour Epupa Fall, il ne faut plus trainer.

Sauf si sur le chemin il y a un grand rassemblement de Himbas qui chantent et qui dansent !

Nous sommes autorisés à assister à la fête : des femmes traditionnelles Himbas avec leur bébé dans le dos font face à des hommes qui chacun leur tour, leur font face, et ils se livrent à une sorte de joute en tapant des pieds, en faisant des tours sur eux-mêmes, ils frappent des mains en cadence. C’est la fête du Hot Man … qui comprendra qui veut.

L’arrivée à Epupa fall se fait tardivement et juste le temps de monter la tente pour sentir un vent fort se lever et ramener une pluie torrentielle ! Nous en profitons pour laver la voiture en petite tenue car il fait beaucoup trop chaud enfermé dans notre véhicule.


@copyright noscapsaventures All rights reserved 2017
Retourner au contenu | Retourner au menu