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Récits > AFRIQUE > Namibie 2011

Just for
men or...

"Cette rubrique est sans prétention, elle apporte juste des précisions et des sensations personnelles pour partager avec les lecteurs et les lectrices de notre site.

Ma carrière professionnelle m’a toujours fait prendre la route, elle fait partie de ma nouvelle vie. Je l’ai aussi prise en moto pour le plaisir et aujourd’hui pour nos vacances.

Ceci étant dit, les lignes suivantes apporteront des précisions concernant les équipements propres à la conduite, au confort et aux sensations de conduite en 4x4. Il est possible que certaines lectrices n’y trouvent aucun intérêt et je ne leur en tiens pas rigueur…"


Le 4x4 :


TOYOTA HILUX V6 4.0 avec un moteur 4 litres et 6 cylindres en V s’alimentant d’essence 95 c’est un vrai gouffre ! Soit environ 13 a 14 litres/100 ( proche des 15 litres après moyenne le 20 novembre). Une chance malgré tout, ici le gasoil est plus cher que l’essence. Il est équipé de 2 réservoirs de 80 L d’une boite à vitesse automatique avec 3 positions, D4 route normale, 3 conduites plus nerveuses et L-2 pour monter aux arbres de manière « low »! En plus un deuxième levier à 3 positions en 4 roues motrices (4x4) vient compléter le poste de pilotage, H2 soit 2 roues motrices, H4 4 roues motrices et L2 en « low » 4 roues motrices.

La voiture se compose de 2 parties, l’habitacle à l’identique d’une voiture berline 4 portes mais nous avons relevé la banquette à l’arrière pour mettre nos sacs à dos, et diverses affaires ainsi qu’une glacière que nous avons acheté au départ de Windhoek. La seconde partie est une caisse posée sur le « pick up » qui a pour seule ouverture une porte à l’arrière à double battant ; une vers le haut et l’autre vers le bas servant de seuil parfois un peu haut ! Les roues sont chaussées de pneus « Wangler Good Year » 245/75R/15C avec 2 bars de pression, pas plus ! Affichant une usure à 50% dont 1 neuf depuis le 3ème jour (après avoir éclaté) en secours 2 roues usées aussi à 50% une fixée dessous et l’autre dans la caisse arrière.

Son poids à vide est 1800 kg et peut aller jusqu'à 2790 kg, le matériel doit peser au total 240 kg environ sans compter nous deux et le carburant. Un large marche pied aide l’ascension pour accéder à l’intérieur, une fois assis on se sent en sécurité.

Le plus gros problème c’est que vous n’avez pas de volant, enfin si vous montez comme d’habitude à gauche de votre voiture. Donc une fois monté du bon coté (droit) vous trouvez tout mais inversé, même le clignotant. Alors au début vous mettez les essuie-glaces pour dire que vous tournez à droite.

Il y a la climatisation, la radio, mais rien sur les ondes, ou quelques paroles Bushman (langue à clic) le lecteur CD inutilisable, il ne ferait que sauter quand on roule sur les pistes. Rien d’inutile sauf un porte gobelet.

Sans expérience de conduite en 4x4 et après 2600 km mes sensations sont plutôt sympas et peu fatigantes dans ce vaisseau. L’impression de puissance sans limite sous le pied vous donne un sentiment de frustration car les limitations de vitesse (justifiées) sont à 80 km/h sur les pistes et 120 km/h sur les routes. En réalité le loueur vous assure à 60 et 100km/h pour cela il a équipé la voiture d’une puce GPRS, qui lui donne toutes les infos sur vos déplacements en temps et en heure.

Les pistes

Notre circuit nous fera voyager sur 15% de route goudronnée, le reste se fera sur pistes. Les routes goudronnées sont larges et souvent droites en très bon état. La signalisation est parfois différente de la notre mais très intuitive. L’attention que l’on porte à conduire à gauche se fait vite oublier. Les panneaux STOP marqués du chiffre 3 ou 4 à l’approche des intersections imposent de laisser la priorité au premier véhicule entré dans le carrefour.
La plupart des routes apparaissent comme routes principales en rouge sur les cartes routières mais ne sont ni plus ni moins que des pistes, elles se déclinent de différentes manières. Très larges et souvent en bon état pour les principales, le revêtement est un mélange de gravillon et de terre. Pas de marquage au sol et de fréquentation rare. D’autres plus étroites sont un mélange de gravillons et de pierres parfois rectilignes pendant des kms et enchainent de larges virages.

Des pistes non répertoriées sur les cartes ou de façon imprécise sont alternées de cailloux, sable et de terre, de plus de grands dos d’âne se suivent. Les pièges sont les sommets des dos d’âne ou il n’y a aucune visibilité et ou la gauche se fait obligatoire si on veut finir nos vacances ailleurs que dans une clinique de brousse ou dans l’estomac d’un prédateur errant. L’attention se fait toute particulière sur les pistes ou le croisement devient un peu juste mais surtout quand le gravier après plusieurs kms passe au sable mou subitement… Sensation garantie

Toujours présente sur tous les gabarits de piste, la fameuse tôle ondulée, qui pendant des kms vous dévisse le moindre boulon mal serré, et par la même occasion les articulations des poignets de vos pauvres mains.

Impossible de ne pas mentionner le nuage de poussière que vous offre la voiture que vous venez de croiser et qui vous plonge dans un brouillard durant quelques secondes.

Sur ces revêtements les savants calculs de distances de freinage et temps de réaction que l’on enseigne dans les autos écoles sont recalculés avec des coefficients multiplicateurs.
On saisie mieux l’utilité du pare buffle à l’avant !

J’aime rouler sur les supports durs et n’aime pas trop le patinage dans le sable…

note de Sandrine : en revanche, je n’aime pas les pistes avec des cailloux (toujours peur d’y laisser un pneu !) et je préfère les pistes de sable bien moles où l’arrière du 4x4 chasse, trop fort comme sensation !

Ps du 25 novembre 2011 :

Viennent compléter la panoplie des parcours africains, les pistes boueuses. Nous sommes passés dans le nord après des orages, et quand l’étendue d’eau à franchir reste impressionnant nous la contournons si possible par une piste improvisée ou par des traces de prédécesseurs. Dans les autres cas, nous crépissons la voiture, même à faible vitesse! Le pire semble être le franchissement d’un savant mélange, boue, eau stagnante et fumier. Le patinage, même en 4x4 est assuré, une odeur dont je vous laisse imaginer reste bien présente une fois rentré au camp.



La maison sur le toit


Certains d’entre vous se posent la question, alors voici en quelques mots la petite manipulation que nous faisons le soir pour dormir sur notre 4x4. Nous nous sommes aperçus rapidement que nous n’avions pas la tente la plus récente coté pratique, mais nous nous sommes habitués et nous y sommes bien une fois dedans.

La bâche de protection est ceinturée à sa base par une sangle à cliquet, une fois cette bâche retirée j’ai une partie d’échelle dans la caisse que j’emboite dans l’autre fixée sur la tente. Ce morceau d’échelle me sert de levier pour déployer notre nid comme un accordéon.

Ensuite je dispose une calle en bois à l’appui de l’échelle pour stabiliser la grimpette !

On fixe les 2 tiges en acier qui viennent soutenir le top à l’entrée de la tente et le tour est joué… Le matin c’est l’opération inverse bien sur.

La maison sur le toitLa maison sur le toitLa maison sur le toitLa maison sur le toit

Et voila l'intérieur...

La maison sur le toit



Nouvelles impressions


Après quelques jours de plus de pistes, de passages difficiles et de sables, mes impressions sont un peu différentes. Le vaisseau se comporte plutôt bien quand on sait comment le piloter.

Le monstre s’avère doux quand on lui demande, ou réactif au moindre coup de cravache. Alors une fois le pied léger et la vitesse contrôlée il vous emmène partout et même sur les traces des Rhino !

C’est vraiment une sensation agréable, de plus il carbure à l’essence et il est donc très silencieux, le bourrin fait un bruit tel les moteurs des voitures américaines en boite auto. Très souple, sans à-coup la piste est un plaisir. Le franchissement de grosses pierres ou de marches se font sans peine.

Garages
et crevaisons



Lors de petits problèmes mécaniques ou électriques survenus à "N’a qu’un œil". Les garages Toyota ont été remarquables pour leur accueil et leur intervention immédiate. De même, le personnel des stations services sont très disponibles et serviables.

La plupart des stations services réparent les crevaisons, mais pour le remplacement d’un pneu, il faudra attendre si possible (dans les grandes villes) l’enseigne "TRENTYRE" qui fait l’équilibrage et change la valve. Parfois on peut lire sur un pneu posé au bord d’une piste "Repair tyre" ces garages de fortune perdus au milieu de nulle part, réparent les pneus et posent des mèches… Bien pratique !

Pour information nous avons démarré notre voyage avec un taux d’usure sur les pneus de 50%. Après trois jours de piste nous avons éclaté le pneu le plus usé, ensuite nous avons crevé 2 fois dont le pneu neuf.

Le loueur nous a recommandé 2 bars de pression aux 4 roues. Ici les locaux qui travaillent dans le sable roulent avec 1.6 bars (ce qui donne une meilleure prise) mais dans le circuit que nous faisons nous restons sur les conseils du loueur car le support alterne souvent dans la même journée.

Coût réparation d’une crevaison 60 à 100 Nab environ

Coût pneu neuf 1700 à 2000 Nab environ et selon la taille bien sur



Quelques heures avant le retour


La plupart des loueurs prévoient dans leur contrat de nombreuses clauses dont celle d’un forfait (660 N$ pour le notre) pour la remise en état d’éventuelles rayures sur la carrosserie que vous auriez pu faire en passant un peu trop près des branchages. Ces rayures s’estompent et même s’effacent avec un peu d’huile de coude et un polish que l’on

trouve aisément chez Feu vert ou dans un centre auto.

Mais le problème ici c’est trouver un feu vert ou un centre auto... ca n’existe pas ! Alors système D, un tube de dentifrice pate blanche fera l’affaire.

En plus, nous sommes sous une bonne étoile, car nous avons traversé un gros orage qui a redonné la couleur initiale à notre 4x4.



Namib'net

La connexion internet en Namibie fonctionne bien, comme dans beaucoup de pays, mais beaucoup de villages que l’on a traversés n’étaient pas équipés, parfois même le réseau téléphone mobile oblige les bushmen à monter en haut des collines (quand il y en a) pour capter le réseau et pouvoir appeler en cas de secours.

Pour les voyageurs comme nous, les points internet sont rares une fois sortie des grandes villes. Il y a quelques fois des coffeeshop des accès dans le "bar room" des Lodges et dans les B&B.

Les connexions sont avec un peu de chance possible
en Wifi et l’accès parfois "Free" et plus souvent payantes à 50 N$ maximum de l’heure. A noter que les week-end les Coffee sont souvent fermés.


Voici une liste des points internet que l’on a pu trouver sur notre circuit :

WINDHOEK Londiningi B&B  wifi, AUS Klein Aus Vista 50N$/1h, SOLITAIRE internet Coffee Free, LUDERIZT Internet Coffee ? et le Luderizt Nest hotel 50N$/1h, SWAKOPMUND Brigadoon B&B Free, UIS Internet Coffee 20 N$/30mns, PURROS Lodge Italien ?, OPUWO Internet Coffee 20 N$/30mns, RUACANA Kunene River Lodge Free qu’en ça marche ! ETOSHA Dolomite Camp WIFI Free qu’en ça marche ! TSUMEB Travel North Namibia Tourist Office 20 N$/30mns.



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