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Récits > AFRIQUE > Namibie 2011

"A l'américaine"
7 novembre


Deux questions se posent : Avons-nous vu des pingouins ou des manchots près de Luderitz ??
Il s’agit certainement de manchots sur cet hémisphère mais les brochures que nous avons trouvées dans cette ville mentionnaient des pingouins.
Et puis, était-ce des phoques ou des otaries à Diaz Point ??? Là aussi certainement des phoques vu leur grosseur.

Bon, on le reconnait nous aurions dû appeler la rubrique "au fil des semaines" plutôt que "au fil des jours" ! Notre dernière connexion de Luderitz a été une course contre la montre, tellement le réseau était lent alors que nous avions une carte de 45mn. C’était normalement largement suffisant mais ce jour là, nous avons cru ne pas pouvoir compléter le blog. Nous avons pu vous placer qq photos au milieu, en espérant que ça vous fera patienter jusqu’à la prochaine fois car le réseau n’est pas assez puissant pour absorber la cinquantaine de photos que nous avons en stock pour vous.

Ce matin nous quittons Luderitz à 7h15 sous une brume épaisse. Une fois passée la route "Attention traversée de dunes" le paysage se dégage, il ne nous est pas étranger car nous
revenons sur nos pas sur 125km pour prendre la direction du Nord à hauteur d’Aus. On y refait le plein de carburant et du frigo, le compteur indique 1450 Km depuis le premier jour…

Le Namib Desert

Les étapes :


  • Sossusvlei et Sesriem - paysage de dunes

  • DeadVlei - le marais mort

  • Naukluft - parc verdoyant

  • Solitaire - orgie de patisseries




Nombre de kilomètres parcourus : 1100 km

Le paysage change, la piste devient rouge brique, les champs d’herbes jaunes se font plus épais et surtout apparaissent des montagnes et encore plus loin une bande de dunes rouges fluo, on dirait une couleur presque pas naturelle. Nous avons notre lot de Gemsbok, springbok et autruches comme chaque jour jusqu’à notre arrivée à la ferme d’hôte de Namib desert, 16 milles hectares … ça vous parle ?

Il faut descendre du 4X4 pour ouvrir et refermer de grandes barrières, ça fait penser aux exploitations américaines, les grands espaces, les enclos avec des rampes au bord de la route pour faire monter le bétail directement dans les camions et les éoliennes surplombant les puits pour pomper l’eau à la force du vent.
Nous arrivons juste à midi, parfait pour faire un bon BBQ, un rumsteack de bœuf (enfin je dirais un bœuf-mouton tellement c’est fort en gout).

Nous avons le temps d’en profiter, de se prélasser. Le seul inconvénient : Il y a toujours beaucoup de vent, il souffle en rafale, on croit qu’il se calme qu’on va être tranquille et puis arrive une énorme bourrasque qui secoue notre tente sur le toit comme un prunier, on se demande si les armatures vont y résister. A Saint Raphael ce serait alerte orange avec des vents pareils !

Vers 17h, la chaleur tombe (car le soleil est vraiment écrasant, en pleine journée… 40° ?) et nous pouvons partir "chasser" l’appareil photo et les jumelles à la main. Nous découvrons dans les rochers les Damans, sorte de marmotte locale. Soirée parfaite, il n’y a plus de vent, il ne fait pas froid et on dîne en regardant le coucher de soleil à l’infini.


"C'est désert
de chez désert"

Les Dunes
8 novembre


Cette journée est marquée par une piste qui traverse de magnifiques paysages à perte de vue et surtout une réserve !

Nous avons pu voir d’abord à la jumelle mais ensuite de beaucoup plus près nos premiers zèbres ! ce sont des zèbres de Chapman, ils ne sont pas farouches et trainent avec des gemsboks. Vous remarquerez qu’ils ont les rayures noires doublées par une rayure moins foncée. Après 4h de pistes nous sommes quand même heureux de trouver notre futur camp. Il appartient à la NWR (Namibia Wildlife Resort) entreprise semi-privée, Il est à l’entrée des dunes de Sossusvlei, dont la plus haute du monde … mais elle sera au programme de demain. Nous passons les heures les plus chaudes à la piscine puis nous allons marcher 3/4h dans le canyon de Sesriem, tout petit canyon, mais quand même
il fait son effet. Et on finit par gravir la dune

de Elim (120m) pour le coucher de soleil. Le sable est rouge-orangé, il est parsemé d’herbes rêches et piquantes jaune blé. La montée est rude, le sable rentre dans nos chaussures, chacun fait sa trace, jusqu’au moment ou je vois Luc devant moi faire un bon, fixer le sol et chercher précipitamment son appareil photo. Un serpent de taille moyenne, orange comme les dunes ondule juste à ses pieds … il a failli marcher dessus ! Pas de photo, car il s’est vite caché dans des herbes.

"Le Marais Mort"
9 novembre


On fait péter le réveil ! 4h15 du matin … pour remballer tout notre attirail plier la tente et partir pour l’ouverture du parc à 5h15 jusqu’à Sossusvlei (1h de piste). Au lever du soleil on s’arrête à la dune 45 (car à 45km de l’entrée).

Pour arriver à Sossusvlei nous devons faire 4 km de pure piste de sable. Le 4X4 s’enfonce, chasse mais il avance toujours. On a l’impression de rouler sur un coussin très mou. Le soleil se cache derrière les nuages ce qui nous permet d’avancer à pied sans peine jusqu’à DeadVlei (le marais mort) qui porte parfaitement bien son nom : sol craquelé blanc, arbres morts encore sur pied, la désolation totale.

C’est au retour de cette excursion matinale qu’à 13h nous faisons une tentative de
connexion sans pouvoir vous charger les photos.






"la désolation totale"

On finit la journée sur notre prochain camp, la piscine du lodge est ouverte aux campeurs, et c’est encore un excellent moment, un peu comme pour les hippopotames, de rester tremper dans l’eau par cette chaleur et cette sécheresse. La nouvelle des inondations de notre région a alimenté nos conversations pendant la route, nous espérons que tout va bien pour vous.

Il est 19h et Luc se pose des questions : Pourquoi les zèbres sont-ils rayés ? Pourquoi la nuit fait-il 10° et le jour 40°? Pourquoi les gens parlent une langue qui ressemble à l’allemand en pleine Afrique ? Ce soir il ira se coucher sans réponse à ces questions…

Tout en contrast, après la secheresse désertique, la verdure luxuriante et les rivières du parc de Naukluft

"Verdure et cascades"
10 Novembre


Pendant la nuit, nous avons été réveillés tous les deux en sursaut, d’un coup assis dans nos sacs de couchage à tenter de se regarder … qu’est ce que c’était ? un cri animal au loin a déchiré la nuit et un autre a fait écho pas très loin de notre campement. On aurait dit une sorte de jappement strident qui ressemblait à des pleurs. Certainement 2 chacals qui se répondaient. C’est que nous sommes tout seul sur le camp et il n’y a aucune barrière en vue qui pourrait nous protéger. La veille Luc avait déjà monté dans la tente une énorme barre de fer (au cas où nous nous ferions attaquer … pas vraiment rassurant). Mais finalement c’est sécurisant de dormir sur le toit du 4X4 et pas au sol. Je crois que j’aurais vraiment flippée (note de Sandrine)

Nous passons les barrières de Naukluft parc, montagnes et sources d’eau, difficile à imaginer avec toute cette sécheresse et le plat pays qui nous entourent ! En comité d’accueil nos premiers Kudus broutent au bord de la piste et au campement de beaux oiseaux jaunes épient la moindre miette et viennent même chiper sur la table dés que nous avons le dos tourné. Il faut tout surveiller.Ça n’empêche pas Luc de faire des crêpes. Nous retrouvons un couple de Suisse que l’on suit (ou qui nous suivent) depuis plusieurs jours, à
force nous avons fait connaissance et nous partageons nos expériences.


C’est ensemble que nous partons faire une balade le long d’une rivière, l’objectif étant de trouver des piscines naturelles pour se

rafraichir. Sur notre chemin des Damans et des Oréotragues. A faire absolument !


Au retour nous mettons quand même 2h pour avoir de la braise pour le BBQ, pas de vent, alors évidemment ça brule moins bien, nous dinons à la nuit. Une genette à belle queue rayée noir et blanc nous rend visite, on range tout car les babouins rodent, nous les entendons pousser des cris rauques. Ils sont toute une bande, nous avons pu les observer qq heures auparavant, certains sont énormes, certainement les males

"Hard rando"
11 novembre


Il nous reste une chose à faire dans ce parc, la "Olive Trail", randonnée de 4h. Pas besoin de réveil, les babouins s’en chargent en se battant, on entend des cris stridents et on les surprend à quelques mètres de notre 4X4.

Sur le chemin pour nous rendre au point de départ nous avons la bonne surprise de croiser tout un troupeau de zèbres de Chapman. Qu’est-ce que c’est beau ! On reste planté là, à les regarder, en se chuchotant "regardes celui-là, et celui-ci prends le photo, il pose".

Pour éviter les grosses chaleurs, nous démarrons à 7h20. Pendant l’ascension, nous rencontrons des Kudus avec des cornes majestueuses. Nous ne vous avons pas encore dit mais dans ce parc il doit y avoir des léopards …. Bon la garde forestière à l’entrée à qui nous avons acheté notre permis, nous rassure en disant qu’ils ont peur des hommes et qu’ils se cachent. Mais bon, nous guettons quand même, on ne sait jamais … La balade consiste à monter tout en haut sur un plateau (une bonne heure et demie de marche) puis de redescendre dans le lit d’une rivière asséchée coincée entre 2 parois rocheuses immenses, comme un canyon. Il faut continuellement sauter d’un rocher à l’autre, franchir les passages de cascades assechées faites d’énormes rochers, c’est plutôt sportif et il faut de l’équilibre. Pour couronner le tout, le franchissement d’une paroi  doit se faire accroché à une chaine pour passer au
dessus d’un bassin d’eau stagnante pleine de têtards et de grenouilles. En route, on est mort de

"Pourquoi les zèbres sont-ils rayés ?"

rire ! Nous observons des oréotragues crier, en fait, ils postillonnent pour pouvoir sortir un son de leur gueule, on voit une gerbe d’eau à chaque cri ! on se prend nous aussi pour des oréotragues et on part dans un délire de postillons "pwouu", heureusement que personne ne peut nous voir.


Nous sommes bien contents de retrouver le 4x4 à 11h20, la chaleur est comme toujours écrasante et nous en avons plein les pates, c’était quand même une grosse rando.

C’est sur la piste de notre prochain camp "le Gecko camp" que nous nous arrêtons à la station service de Solitaire ou nous retrouvons qq commodités bien agréables  et que l’on se gave de pâtisserie ! Nous y restons tout de même 3 heures.

Enfin à Gecko, nous posons notre campement sur la crête d’une colline qui nous offre une vue à 360° sur la brousse et nous permet d’admirer le coucher de soleil en attendant de bonnes braises dans notre BBQ.


"Les Topnards"
12 Novembre


Le petit déj est agréable, il fait doux, la vue est belle. Nous repassons au ranch pour saluer notre hôte, enfin une personne qui parle français (une francophone, une suisse). Nous prenons le temps de bavarder. Mais il faut repartir pour 150 km en 4h … ça nous interroge sur la vitesse moyenne (37km/h) et l’état des pistes.

On avait raison, quel voyage infernal ! tôle ondulée, descentes dans des passes de rivière asséchée à plus de 12% de pente (nous vous laissons imaginer l’acrobatie sur une piste de gravier ….) et puis nous quittons la piste principale pour une plus petite qui part dans une zone désertique. Nous retraversons le Tropique du Capricorne. C'est désertique de chez désertique ! les qq touffes d’herbes jaunes ont été brulées sur des hectares par un feu de brousse, il ne reste que des graviers, des cailloux, de la poussière de terre à perte de vue.

Il est plus de midi mais impossible de s’arrêter pour un petit pique nique, le soleil est écrasant et il n’y a même pas un arbre pour se cacher dessous. Mais ou va-t-on ? Nous passons quand même un pan avec un point d’eau pour les animaux obtenu par une éolienne, ils s’y regroupent tous, nous nous demandons d’où ils viennent dans ce paysage lunaire … des dizaines d’autruches, des dizaines de Gemsbok, une dizaine de vautours à cou rouge, et une famille de phacochères.

Ça nous motive pour continuer et nous donne espoir. La piste finit dans un canyon ou des chevaux avec leur poulain sont en toute liberté. Ils sont au milieu des cailloux, de la poussière et des rochers, rien à grignoter.

Nous finissons par retrouver de la verdure au bord d’une énorme rivière asséchée (la Kuiseb) bordée sur l’autre rive par des dunes de sable orange. Mais tout semble à l’abandon, nous ne trouvons pas tout de suite notre camping alors on s’installe enfin à l’ombre pour déjeuner. Un jeune homme vient avec ses trois chiens à notre rencontre il ressemble plutôt à un pauvre gars, il nous parle en anglais (ça m’épate toujours alors que nous avons tellement de mal à faire nos phrases correctement !) il nous apprend que la rivière est sortie de son lit vers mi mars, et qu’elle a tout inondée. Nous le constatons sur notre camping complètement dévasté : sanitaire emporté, pas de lavabo, pas de douche, pas de wc, et malheur pas d’arrivée d’eau ! il y a des troncs morts entassés couchés contre d’autres arbres. C’est la désolation. Il faudra faire avec jusqu’à demain …

La nuit est encore déchirée par les hurlements des chacals auxquels répondent les chiens. C’est vrai que les 2 habitations que nous avons vu sont entourées de barrières en bois, les enclos des chèvres sont protégés par d’immenses piquets en bois … et nous, nous sommes perchés dans notre tente, tout seul …. En plus, la nuit est glaciale et nos duvets ne sont plus assez chauds. Luc a dû prendre froid à greloter, au petit matin il se sent fiévreux.

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