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Sur la Nam Ou
La ou la route s'arrête, la rivière commence

Mercredi 7 novembre 2012

Le mercredi 7 novembre est une journée Bus. Nous avons enchainé pas moins de 3 bus à la suite, ce qui  nous a pris la journée (2h de trajet le premier, 2h d’attente puis  4h + 3h et quelques prolongations …)

Pendant le 2ème voyage, nous avons constitué un petit groupe de 6 francophones et une Anglaise alors que nous étions entassés dans un minibus surchauffé.

Les conversations vont bon train, nous avons l’idée commune de descendre la Nam Ou en bateau. Arrivée à Udomxay, nous avons la bonne surprise de voir qu’une correspondance immédiate est possible avec un autre bus pour le point de départ du bateau.

Alors sans perdre de temps, nous achetons nos tickets au guichet et nous nous engouffrons dans ce nouveau bus.

On se fraye un passage entre les sacs et les cartons posés dans le couloir du bus par les locaux et
chacun trouve sa place. Il est déjà 15h30 ce qui nous prévoit une arrivée avant la nuit.


Nous traversons de petits villages de maisons en bois sur pilotis ou poules et poussins, canards, chiens, cochons  semblent ne pas être inquiétés par notre passage.

Après 2 h sur une route de montagne bordée de forets à perte de vue, notre bus fait un bruit peu rassurant dans la montée, très rapidement on s’immobilise à la sortie d’un virage, la nuit  tombe, nous sommes à seulement ¾ d’heure de route de l’arrivée.

NON !!!  moteur kaput !

Le chauffeur commence à décharger les bagages du toit et il nous fait comprendre par signe qu’un autre véhicule va venir nous chercher.  
Ok, alors bombe anti moustique, on s’habille  + chaudement et on attend sur le bord de la route,  on regarde les étoiles s’allumer dans le ciel pour patienter … Nous nous imaginons déjà dormir sur le bord de la route …

C’était peu réjouissant quand  45mn plus tard un taxi collectif arrive enfin pour nous prendre.



Le taxi n’est pas assez grand pour
prendre tous les cartons et sacs de riz des locaux + nous, alors nous décidons de ne pas leur laisser le choix et nous montons tous rapidement dedans avec nos gros sacs.



"toutes les guesthouses
sont
complètes ! "

On aimerait bien rentrer et prendre une douche ! Et que ce voyage ce termine enfin, nous partons en laissant une partie de la cargaison et ses propriétaires dans le noir.
En arrivant au village, le taxi collectif nous demande de payer la course ! Il n’a pas beaucoup insisté quand il a vu que nous refusions tous en bloc lui demandant de voir avec le chauffeur de bus en panne.


Mais nous n’étions pas encore tirés d’affaire, car on se rendra vite compte que  toutes les guesthouses sont  complètes !
Remake de « Pékin express » : On court avec les sacs à dos d’un hôtel à un autre, on demande aux habitants, aux restaurants, une fille part à l’arrière d’un scooter avec un Laotien qui lui indique une petite maison bien cachée avec encore une chambre chacun.

Ouf, nous pouvons enfin poser nos valises pour aujourd’hui ! Nous restons le lendemain à flâner dans ce village de Muang Khwa pour nous remettre de cette longue journée.


Le but de tous ces transports étaient de prendre une pirogue (à notre époque elle est à moteur !) pour naviguer sur la Nam Ou jusqu’à un petit village encore injoignable en voiture, sans route ni électricité. Il n’a été découvert que dans les années 90, il était caché dans un gros nuage d’opium !

La pirogue n’est pas vraiment confortable, mini banc en bois sur toute la longueur, comme à leur habitude nous sommes entassés !  Nous suivons le courant, on entend quand même bien le moteur, il semble avoir de l’air dans «les poumons», il tousse un peu, dés le départ le capitaine semble inquiet.

Il nous fait lui aussi le coup de la panne et




nous dépose tous à un village au bord de l’eau le temps d’improviser une réparation ! C’est rassurant. Le trajet va durer + de 3 heures,  notre "chauffeur" est à son affaire, on voit qu’il connait parfaitement bien la rivière et les bancs de sable à éviter. Le niveau de l’eau a bien baissé, on voit des orpailleurs qui cherchent désespérément une pépite et on croise des villageois sur leur pirogue, certains se déplacent tout simplement, d’autres pêchent, les enfants se baignent tout nu, ils ont bien l’air d’être les plus heureux.

Le paysage est magnifique, les flancs de montagne sont couverts de foret impénétrable.



Luang Ngoy Neaua
Le paradis caché

Luang Ngoy Neaua ressemble à un petit paradis perdu. Simple mais mignon, au pied d’une grande falaise, son unique rue en terre battue se cache sous les palmiers.

Nous trouvons un petit bungalow qui donne sur la rivière.
On profitera des lieux pendant 2 jours, partie de pêche au filet et à l’épervier, barbecue sur la berge, balade dans les rizières et les villages voisins.

Un générateur procure quand même de l’électricité de 18h à 22h, juste ce qu’il faut pour manger un bout et aller se coucher !


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