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Récits > ASIE > Indonésie 2013

YOGYAKARTA
Ville royale !



Nous posons le pied sur le tarmac de l’aéroport de Jogjakarta «Jogja » une chaleur étouffante nous rappelle que nous sommes bien en vacances.

Le contraste avec Jakarta est évident, les rues principales sont également très encombrées de motos, autos, bus, tri-porteurs et même de charrettes à cheval, mais l’atmosphère est beaucoup moins pesante, certainement parce que les bâtiments sont beaucoup plus bas, et puis aussi parce que c’est plus propre. La rue principale JL.Malioboro est longée de petits stands vendant tous la même chose pour les touristes, Tshirts et  tongs au nom de Yogya, sacs, portefeuilles, bijoux du plus kitch au plus
osé. Notre petite rue Sosrowijayan, perpendiculaire à toute cette débauche de marchandises, est plus calme avec de mignons petits losmen (guesthouse) et bars restaurants.


La première journée fut consacrée à la visite du Kraton, c’est le palais du sultan et son enceinte, il vit toujours à l'intérieur et il reste une personne influente sur la politique du pays. En toute franchise le palais n’a rien de fastueux, il y a bien quelques jolis bâtiments et kiosques du style hollandais et différentes salles de musée poussiéreuses. En revanche, autour du palais nous avons vraiment aimé nous balader dans les petites rues à la recherche des «bassins privés» du sultan et de la mosquée souterraine, 2 lieux appréciés pour leur fraicheur et pour leur perspective photogénique.

Le jour suivant, nous nous aventurons hors ville, au guidon de notre scooter. Luc suit la circulation et zigzag comme un indonésien. Nous faisons une halte au marché aux oiseaux, à ciel ouvert, bien propret avec ses allées ordonnées. C’était un agréable moment durant lequel nous avons pu observer toutes sortes d’espèces, des plus grises aux plus colorées. Enfin, on ferme quand même les yeux sur ces animaux en cage que nous


aimerions bien libérer ... vol, oiseau vol.


Nous atteignons ensuite notre destination à environ 20km à force de questionnement sur le bord de la route aux locaux qui font toujours de leur mieux pour nous renseigner. Après avoir essuyé un bon orage d’une heure qui nous a contraints à s’arrêter à l’abri, nous pénétrons juste à temps dans le cimetière royal de Imogiri. Après avoir gravi plus de 345 marches, il faut nous accoutrer du costume traditionnel pour pénétrer dans le sanctuaire. On nous guide jusque dans un bâtiment dans lequel nous pénétrons par une minuscule ouverture, pliés en deux. Sous nos yeux encore aveuglés par la lumière extérieure, serrés l’un contre l’autre, se passe une scène étrange ; enfermés dans une pièce exigüe, suffocante, sombre et encensée, 7 hommes chantent des prières tout en levant les mains au ciel, tout autour du cercueil du sultan Agung, le premier de toute sa lignée a avoir choisi ce lieu pour sa dépouille en 1645.


YOGYAKARTA
L'indouhisme et le bouddhisme

Il était impensable de séjourner à «Djodja» sans aller visiter les 2 temples religieux patrimoine mondial de l’Unesco. A une lointaine époque, ils se faisaient concurrence pour promouvoir leur dieu. Les hommes construisirent tout d’abord le temple de Borobudur, témoignage de la religion Bouddhiste, on pourrait dire une sorte de bible gravée sur les murs et traçant le chemin pour atteindre le nirvana.
Nous sommes arrivés très tôt le matin (mais quand même pas pour le lever de soleil même si quand nous avons pris la route en scoot, il faisait encore nuit).
Le temple a une base carrée et s’élève comme une pyramide, il n’a aucune pièce, tout se passe à ciel ouvert. Il est très impressionnant et il s’y dégage au sommet une douce quiétude, l’œil tranquillisé par le paysage de forêt brumeuse qui entoure le temple. Nous en avons profité pour s’arrêter au joli petit temple Candi Mendu qui renferme un étonnant bouddha assis sur un fauteuil, position
extrêmement rare.



Alors les hindouistes ont construit l’ensemble de temple de Prambanan, c’était encore bien avant les majestueux temples d’Angkor. Le pays devint hindous … d’où son nom actuel de «Indonésie». Il est de conception très différente, puisqu’il est organisé en plusieurs candi, élevant leur flèche comme des épis de blé. On y retrouve les statues de Brahman, Shiva, Vishnu et du Nandi pour les plus connus. Ça nous rappelle notre voyage en Inde, nous retrouvons les références devenues si familières. Nous avons bien tenté d’assister au coucher de soleil sur ce temple depuis le palais du Ratu Boko en haut d’une colline. Mais pas de chance, le ciel était nuageux. Nous avons quand même siroté un soda en attendant la nuit…
A ce jour, Java est de religion majoritairement musulmane, les autres croyances existent toujours sur l’ile de manière minoritaire toutefois.


YOGYAKARTA
La menace du Volcan qui fume

Autre grande « divinité » de la région : le volcan Merapi (2911m), toujours en activité, considéré comme le plus dangereux d'Indonésie. Toujours en alerte rouge, la dernière éruption date de 2010. Il nous fallait lui rendre visite, évidemment. Alors la rando à son sommet de 1600 mètres de dénivelé n’était pas pour nous. L’Esterel culminant à 618m nous ne pouvions pas dire que nous étions entrainés !



En revanche, toujours en scooter nous avons atteins la ville la plus proche, Kaliurang pour une longue marche dans la foret « tropicale » (et oui, chaude et humide) et surtout une belle grimpette récompensée par une vue imprenable sur son meilleur profil. C’était bien mérité, le chemin était glissant et très escarpé, et pour facilité notre progression nous étions en tongs …

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