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Récits > ASIE > Birmanie 2015

Bagan
4 jours de Temples, Pagodes, Bouddhas, Monastères, amen ...


Encore une fois, l'épopée en bus est inévitable. Echaudés, enfin refroidis par les trajets de nuit, nous optons pour un transfert de jour entre le Lac Inlé et Bagan. Durée : 8h de bus annoncé. Tout d'abord, nous nous habillons chaudement pour prévenir tout excès de clim. Pas de bol, notre bus n'est pas de première classe, pas de clim. Le bus est plein, de nombreux locaux accompagnés de leurs enfants font le voyage avec nous, ils portent tout de même des bonnets tricotés, eux aussi sont prévoyants ! On s'entasse et c'est parti ! Nous redescendons en plaine, la route serpente et tourne en épingle à cheveux comme nos routes de montagnes. Les locaux sont vite malades, et utilisent les petits sacs noirs distribués au départ. Bonjour l'ambiance. On ne s'attardera pas non plus sur l'immonde restaurant où le bus s'arrête pour que l'on puisse se restaurer. De toute façon, l'appétit était déjà coupé, pas envie de manger, l'estomac est quand même un peu à l'envers. Il nous tarde d'arriver. C'était sans compter 2 malheureuses crevaisons à l'arrière et de chaque coté du bus alors qu'il restait bien 150km à faire. Evidemment nous n'avons qu'une roue de secours, usée jusqu'à la trame ! Le chauffeur choisi donc de remonter la roue crevée à gauche, et de remplacer la roue explosée à droite par la roue de secours. Nous finissons le voyage en croisant les doigts pour que ça tienne, à une vitesse moyenne de 50km/h, alors que la nuit tombe inexorablement. Durée effective et sans autre encombre : 11h. Ce voyage nous a vidés. Heureusement il ne reste qu'à se coucher, demain sera une meilleure journée, sans aucun doute.

Ouiii effectivement, quel plaisir de se laisser porter par notre ebike sur les petits chemins au milieu de vieux temples en briques et une végétation très sèche. Les habitants font paitre leurs troupeaux de chèvres ou de vaches blanches, les femmes portent leur charge sur la tête pendant que les hommes conduisent leur charrette. A perte de vue, nous voyons toutes ces petites pagodes qui pointent leur flèche, elles sont toutes différentes, en taille, en hauteur, en décoration. Il y a des blanches, les dorées, et les rouges-briques. Certaines ont encore conservé leurs fresques à l'intérieur. En les regardant bien les bouddhas ont diverses expressions, parfois neutre, ou souriant ou encore dubitatif. Il est souvent assis, mais il peut être couché sur le flanc droit ou encore debout (ce dernier a de la chance, c'est qu'il a atteint le nirvana).
Le choix étant vaste et étant impossible de voir tous les monuments, nous avons fait une selection selon les 2 et 3 routards donnés dans le livre et parfois nous nous sommes laissés tenter par qq extra qui semblaient aussi très beaux. En chemin, comme au village de Minnanthu, nous prenons le temps d'observer la vie locale. C'est ainsi que nous assistons au percing de la paroie nasale d'un pauvre jeune veau pour y faire passer la corde qui le dirigera. Il est ficelé autour d'un poteau de bois, bien serré. Ses ruades ni changeront rien, et un homme avec un poinçon en bois lui traverse le nez après de long effort ! Nous avons mal pour lui mais finalement il s'en remet très vite.

Une de nos visites les plus marquantes a été le vieux monastère de Nat Taung tout en bois de teck, usé par le temps, sombre et mystérieux à l'intérieur avec d'énormes piliers. Les moines sont absents, nous sommes seuls avec une bande d'enfants du village (Leya) qui essayent gentiment de gagner quelques kyatts. Finalement ils feront tous un tour de ebike derrière Luc dans de grands éclats de rire.
Les journées se terminent par des couchers de soleil sur la plaine ou sur la rivière Irrawaddi qui borde Bagan.

Après avoir passés 3 nuits dans le quartier très tranquille de New Bagan que nous avons beaucoup aimé, nous retrouvons le tumulte du quartier Nord, Nyaung Oo. Nous prenons le temps de nous reposer pendant cette troisième journée et d'organiser la sortie du lendemain puis l'achat des billets de bus pour partir à Mandalay le jour suivant.

Notre quatrième jour à Bagan est consacré à la sortie en taxi partagé (10$/per) pour le mont Popa. Après 1h de route, nous arrivons au pied d'une colonne de lave, haute de 737m appellée le Dick, au pied du volcan Popa. Evidemment l'ascension jusqu'à son sommet est vite devenu un haut lieu de pélerinage avec pagodes et multiple bouddhas. L'ambiance est vraiment particulière, on aime ou on n'aime pas ! A l'entrée les vendeuses de plantes médicinales et de snack en tout genre vous interpellent. Ensuite, comme toujours il faut obligatoirement monter les 700 marches pieds-nus. Alors là, nous avons l'impression de faire notre chemin de croix, nous aussi, car le parcours est envahi de singes qui salissent les marches d'escaliers de leurs excréments. Alors il faut garder les yeux rivés au sol tout en gardant son souffle et le rythme jusqu'en haut. L'arrivée est un soulagement, la vue est évidemment à perte de vue, on fait un voeux en tapant 3 fois sur la cloche, et nous lisons les multiples stèles citant les noms de donateurs de pays du monde entier. C'est toujours étonnant ce rapport étroit entre l'argent et la religion quand même. D'ailleurs que ce soit sur les statues ou dans les offrandes, il y a toujours des billets qui sont attachés ou glissés.

Bref, le mont popa, c'est fait, mais ce n'est pas indispensable dirons-nous.
En revanche, Bagan nous laisse un excellent souvenir de merveilleux paysages et de campagne paisible.

Au fait, toujours pas de connexion internet assez puissante pour difuser les info du site.


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