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Récits > AMERIQUE > Chili 2015 > Le centre

CHILI

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Pucon


 
 
 
Le bus de nuit depuis Santiago nous a déposés à Pucon à 7h30 du matin. Changement de décor total, nous avons vraiment l'impression d'avoir changé d'hémisphère ou d'avoir passé la limite entre le Nord et le Sud. Sauf qu'ici, le sud est très vert (et donc bien arrosé) et froid, avec un petit air de station de montagne. D'ailleurs les habitations en bois comme des chalets en sont le témoignage parfait. Adieu, le désert et la sècheresse, ici nous sommes entourés de collines recouvertes d'arbres, avec les moutons et les vaches qui broutent dans de grandes prairies verdoyantes. En arrière-plan, il y  a toujours le sommet d'un volcan encore recouvert de neige. Le contraste des couleurs est saisissant.
 
 
La petite ville de Pucon est trop "chou", on adore. En plus, elle est au bord du grand lac de Villarrica, et de ses rues transversales on peut toujours surveiller d'un œil le volcan du même nom dont le sommet enneigé fume toujours. La menace est là, d'ailleurs il y a les panneaux d'évacuation en cas d'irruption et sur la façade du mur des "bomberos" pompiers , il y a 3 feux de signalisation des risques : vert (tout va bien, c'est le cas en ce moment), orange (...? ), rouge (sauve qui peut).
 
Bon, bref, après une première tentative au camping du coin, on a préféré dormir dans une hostal bien au chaud avec un feu de cheminée. C'est encore un peu trop tôt dans la saison pour dormir dehors. On n'est pas complètement maso non plus.
 
Enfin, on l'est peut-être un peu. Nous nous sommes attaqués à un nouveau sommet, un autre volcan, le Quetrupillan (2360m). Franchement si j'avais su, je n'y serais pas allée ! 1300m de dénivelé, un sac à dos de 8kg équipé de crampons, piolet, casque et vêtements imperméables. Nous avons marché 8h30 au total, une folie douce ! Ça commence gentiment (mais quoiqu'avec déjà un bon rythme) en traversant une magnifique forêt, les arbres au tronc large seraient les premiers de notre planète, ils auraient connus les dinosaures, les majesteux Araucarias. Au milieu, poussent des bambous du chili en tignasse ébouriffée. Le groupe se scinde en colonne suivant la vitesse de marche de chacun. On se retrouve dans les "bons marcheurs", alors au pas cadencé (sérieux on se croirait à l'armée, pas le droit de s'arrêter, il faut suivre et faire la pause quand le guide le décide). Petit à petit la neige s'épaissie même dans la forêt, et quand on en sort enfin (après 2h), il reste devant nous qu'un immense manteau blanc qui recouvre les flancs du volcan jusqu'à son sommet. Hey, hey et pour l'atteindre il y a encore 3h de montée en zig zag dans une neige un peu mole, un peu fondue puis givrée. Il faut bien mettre les pieds dans les traces de son prédécesseur, histoire d'économiser un peu d'énergie. Et je monte, et je monte, comme une automate. L'arrivée au sommet est plus qu'un soulagement, c'est enfin la fin de cette montée infernale et c'est aussi et surtout une vue à 360° sur toute la région. Heureusement c'est une journée splendide, il n'y a pas un nuage. Comme on dit, "la montagne ça vous gagne" !
 
Bon la descente était joyeuse au départ car nous avons pu dévaler toutes ces pentes enneigées en luge (d'où les vêtements étanches dans le sac et le piolet pour freiner). Et puis la traversée de la forêt sembla carrément interminable, et le sac trop lourd.
 
 
La météo dans cette région n'est plus forcément à notre avantage, alors nous avons passé une journée pluvieuse à rien faire et une demi à faire une excursion bidon avec des cascades et des rivières (et oui, on ne peut pas savoir sans l'avoir fait avant). Dommage parce qu'il y avait d'autres randonnées, beaucoup plus faciles à faire qui devaient être aussi très jolies. Mais nous ne les ferons pas, en revanche nous ne voulions pas rater les termes de geometricas qui nous ont offert une belle journée de détente dans des piscines en pleine nature avec une eau à 37°, 39°, 41° jusqu’à 45°. C'était vraiment génial.
 
 
Nous quittons avec regret cette petite station "montagnarde" mais nous espérons trouver de nouvelles découvertes à  partir de demain à Puerto Varas (encore dans la région des lacs mais toujours plus au sud)

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ECRIT PAR  SANDRINE
NOVEMBRE  2015

CHILI

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Puerto Varas


Quelle aventure pour arriver à Puerto Varas. 
Comme quoi, il faut toujours rester confiant et ne rien lâcher. C’est notre devise ! Le bus de 8h étant déjà complet, nous avions acheté le billet pour le suivant, à 16h. Vraiment trop tard, surtout qu’il pleuvait à Pucon, alors il n’y avait pas grand-chose à faire. Pour gagner du temps, nous nous pointons quand même à 8h avec nos sacs sur le dos en espérant que quelqu’un se désisterait. Malgré notre insistance auprès du chauffeur, il n’y a pas de places pour nous mais en insistant toujours une autre solution se profile. C’est dingue que le guichet de vente des tickets ne nous l’ai pas proposée, enfin bref. Le seul autre départ de bus c’est pour la ville côtière de Valdivia, et de là il y a beaucoup plus de bus pour Puerto Varas. Top là, et c’est reparti, trop contents. Le voyage est quand même long, mais nous ne perdons pas de temps pour la correspondance, on peut le dire puisque nous sommes arrivés 2mn avant le départ du second bus, encore un moment de stress. Le chauffeur nous explique quand même qu’il ne s’arrête pas au centre de P. Varas, nous ne comprenons pas bien. On se dit « on verra bien ». Ha effectivement ! Il nous fait descendre sur leur « autoroute à 2 voies » devant une passerelle qui passe de l’autre côté. Il faut attendre un autre bus !!! Mais qu’est-ce qu’il dit, lui. Et aussi incroyable que ça puisse paraître, qq minutes après un vieux tacot bleu, en fait un mini-bus de ville nous ramasse et nous amène en ville. On est scotché.

Puerto Varas est aussi au bord d’un grand lac, mais les habitations s’étendent sur la colline juste à ses pieds. Malheureusement le temps est couvert, et les nuages bas, nous ne voyons pas les volcans environnants tel que l’Orsono et le terrible Calbuco qui est entré en éruption en avril de cette année. Mais ça suffit, plus d’ascension de volcan au programme. Nous voulons juste aller en mini-bus jusqu’au lac Todos los Santos qui fait la frontière avec l’Argentine et qui a la réputation d’être magnifique. Ça restera une réputation. Nous ne pourrons pas vous le montrer dans toute sa splendeur car le mauvais temps continu et il perd tout son charme sans soleil. Malgré tout, nous ferons une bonne sortie, on ne peut pas gagner à tous les coups. 
Cette journée déjà morose se termine encore plus mal en apprenant la vague d’attentats sur Paris. Il est 21h30 au Chili quand l’information nous est parvenue comme un coup de tonnerre. Les chiliens sont très touchés et les jours suivants, sur le marché, ils nous témoignent leur soutien.
 











ECRIT PAR  SANDRINE
NOVEMBRE  2015

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2 Commentaires

elbe
2015-11-16 09:54:55
rigolote la photo du gros casse-croute: cela donne envie de croquer dedans.
Thebunet
2015-11-14 13:52:39
De bien belles photos qui nous donnent envie de vous rejoindre.... au calme pour s'éloigner de ce monde de fous! Savourez, savourez..... Des bisous
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